Automobile

Enjeux et caractéristiques du secteur

Nouvelle redistribution des cartes : le rôle des pays émergents dans l’offre et la demande automobiles

 

Comme le marché européen de l’automobile est un « marché de renouvellement », l’impact de la crise économique sur les ventes a été brutal. En effet, les biens durables tels que les voitures peuvent faire l’objet d’un comportement de report d’achat lié à la hausse des incertitudes sur la conjoncture économique. La demande en provenance des pays industrialisés a ainsi diminué.
Ces dernières années, la demande a été tirée par le continent asiatique : 50 % des véhicules produits ont été destinés à cette zone émergente. Au niveau de l’offre, de nouveaux acteurs, notamment indiens et chinois, entrent sur le marché et intensifient ainsi la compétition internationale.

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Le contexte économique a entraîné des restructurations

 

Les centres de production, anciennement localisés dans les pays d’origine des entreprises, ont été frappés par la crise. Les capacités de production sont devenues trop importantes par rapport à la demande. Les conséquences directes ont concerné la main-d’œuvre spécialisée dans les usines de production. Leur fermeture nécessite alors une gestion responsable des restructurations, adaptée aux profils des collaborateurs : mutations d’employés vers d’autres sites, plans de départs volontaires, mise en place de formations, accompagnement par la création de cellules de reclassement, aide à la création de petites entreprises, etc.

 

Une industrie au service de l’environnement : le développement à grande échelle des véhicules à motorisations alternatives

 

L’Union Européenne encadre les émissions de CO2 des voitures et véhicules utilitaires légers. Elle fixe une réduction de 26 % des émissions de CO2 d’ici 2020. Des pénalités financières progressives allant de 5 à 25 euros sont mises en place en cas de dépassement des limites de la norme : 5 euros par véhicule pour les premiers grammes supplémentaires et 25 euros par véhicule à partie du 3e gramme. Les acteurs du secteur sont ainsi fortement incités à innover,
pour capter une part de marché toujours plus grande dans le domaine de la technologie « verte ». C’est le cas du segment des véhicules électriques et hybrides.

Bonnes pratiques identifiées

Les difficultés économiques suscitent la créativité : l’exemple des stratégies de partage

Les modèles économiques classiques ne répondent plus aux besoins du secteur. Les entreprises innovent pour s’adapter à ce nouveau contexte. Certains partenariats sont formés entre les constructeurs pour partager des plateformes en assemblant des véhicules sur une même ligne de production, ce qui permet un gain de productivité issu de la généralisation de modules d’équipements communs à différents modèles. D’autres partenariats entre constructeurs sont créés pour co-développer une technologie innovante et diviser les coûts de recherche et développement.

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Étiquette « pneus verts » : initiative de l’Union Européenne

L’Union Européenne a développé le mécanisme de l’étiquette « pneus verts ». Celui-ci indique la qualité des pneus et simplifie la comparabilité des produits. L’information aux clients est ainsi améliorée et favorisée. Les constructeurs qui utilisent une matière réduisant la résistance de roulement, tout en gardant les mêmes performances d’adhérence et d’usure, seront favorisés par cette initiative européenne. Les pneus bien notés par cette étiquette permettront une économie de carburant de 2,5 %, une meilleure adhérence, un pneu plus silencieux, une longévité accrue et un freinage plus performant.

 

Une bonne relation avec les fournisseurs, gage de la sécurité des produits

 

La chaîne de valeur du secteur automobile est composée des équipementiers, des constructeurs et des utilisateurs. Les acteurs doivent s’assurer de la sécurité préventive des automobilistes, tout en protégeant ces derniers en cas d’accident (airbags, système ABS…) et en développant des services parallèles, comme les numéros d’urgence. Les constructeurs automobiles et leurs fournisseurs sont fortement interdépendants, d’où le besoin d’établir des relations durables et d’intégrer des critères sociaux et environnementaux dans la chaîne d’approvisionnement. Certains constructeurs vont jusqu’à l’introduction de normes complètes et exécutoires dans les contrats avec leurs fournisseurs pour cadrer les relations.

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