Agroalimentaire

Enjeux et caractéristiques du secteur

  • Volatilité des prix des matières premières et incertitude réglementaire

L’industrie agroalimentaire comprend trois activités majeures allant de l’exploitation agricole à la distribution et la vente aux consommateurs, en passant par la production et l’emballage. De cette complexité caractéristique de sa chaîne de valeur résulte l’implication d’un grand nombre d’acteurs. A l’heure de la volatilité des prix des matières premières, dans un contexte d’incertitude sur le TTIP* et de renforcement de la réglementation sur la sécurité alimentaire, tous sont amenés à s’adapter. Pour réduire leurs coûts de production, les entreprises peuvent optimiser leur chaîne d’approvisionnement et travailler à l’amélioration de leurs emballages.

 

  • Sécurité alimentaire

 

70-production-alimentaireFace aux prévisions démographiques à la hausse et au changement climatique, le secteur agroalimentaire, poussé à produire plus et mieux, déploie des efforts prioritaires concernant l’ajustement des ressources naturelles prélevées. D’une part, la réduction de la consommation de matières premières passe par le développement d’une agriculture raisonnée, d’une pêche durable et des agrocarburants de seconde génération. D’autre part, le secteur de la production agricole, responsable de 70 % de la consommation d’eau au niveau mondial, doit prendre les mesures nécessaires à la prévention du stress hydrique.

 

  • Baisse de la malnutrition et progression de l’obésité
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Malgré une tendance à l’amélioration, près de 800 millions de personnes vivent encore dans une extrême pauvreté et souffrent de la faim. A l’inverse, le nombre de personnes souffrant de surpoids ou d’obésité est en progression constante. En 2014, 1.9 milliard d’adultes étaient en surpoids. En effet, la hausse des revenus conjuguée au processus d’urbanisation en cours à travers le monde favorisent la consommation de plats préparés, riches en sucre, gras et sel. Reflet des disparités économiques, ce phénomène prévaut dans les pays les moins riches ou chez les ménages pauvres des pays développés.

 

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*Partenariat Transatlantique pour le Commerce et l’Investissement : accord entre l’Union Européenne et les Etats-Unis qui repose sur l’ouverture des marchés, la réduction des formalités administratives et la fixation de règles pour faciliter l’importation et l’exportation des produits.

Bonnes pratiques identifiées

  • Respecter le devoir de vigilance envers les fournisseurs

Pour répondre au risque de non-respect des droits humains, les entreprises donneuses d’ordre tendent à développer les moyens consacrés à la surveillance de leurs fournisseurs, parfois sous la pression réglementaire. En France, la loi sur le devoir de vigilance des entreprises donneuses d’ordre vis-à-vis de leurs filiales et sous-traitants, promulguée en mars 2016, engage les entreprises dans la mise en place d’un « plan de vigilance afin d’identifier, de prévenir et d’atténuer les risques et les atteintes aux droits de l’homme dans leur chaîne d’approvisionnement », sous peine de sanctions financières.

 

  • Favoriser  une alimentation saine

Il y a une dizaine d’années, les premières études dénonçant l’utilisation d’ingrédients artificiels dans la formulation des aliments étaient publiées. Elles initiaient une prise de conscience chez les consommateurs. Depuis, la demande en aliments et ingrédients naturels va croissante et les groupes du secteur agroalimentaire multiplient les engagements en faveur de l’utilisation d’arômes et de colorants naturels. Cette tendance s’inscrit dans un engagement plus global de réduction progressive des teneurs en sel et en sucre des produits alimentaires.

 

  • Privilégier l’écoconception des emballages

Pour les entreprises, l’optimisation des emballages répond à une nécessité tant environnementale qu’économique. Grâce à l’innovation, elles tendent à commercialiser des emballages moins volumineux, constitués d’une part croissante de matériaux recyclables. Selon le Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, une démarche d’écoconception portant sur un produit permet généralement de constater des réductions d’impacts environnementaux comprises entre 10 % et 40 % pour plusieurs indicateurs.

 

  • Renforcer les procédures de contrôle alimentaire

Ces dernières années, les crises majeures survenues dans les pays industrialisés comme dans les pays en développement ont conduit à une prise de conscience de l’opinion publique. Cela a mené à un renforcement de la législation sur la traçabilité des produits tout au long de la chaîne de valeur. Pour y répondre, les entreprises développent des procédures rigoureuses en matière d’approvisionnement et de production. Aussi, elles ont recours à des tests scientifiques sur les ingrédients et les produits finis.

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